Nouveau(elle) sur le site ?

Cliquez sur le bouton FAQ pour toutes les informations sur l'utilisation du site.

Ce site est adapté pour personnes mal-voyantes et Internet par Gsm :
cliquez ICI , ou allez sur http://unitepastorale.be/mobile/

Au sommaire
+ *** Annuaire
 -  Formation
+ JOURNAL-CELEBRATIONS
+ Le site
+ Liturgie
+ Patro
+ Prières
+ Projets-Rencontres
+ Réflexion
+ Saints et fêtes
+ Témoignages
+ Un peu d'humour
+ Vie de l'église
+ z.Archives
Calendrier

Evangile du Jour


Recherche




Connexion...
  Membres: 17

Pseudo:

Mot de passe:

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


  Membre en ligne: 0
  Anonymes en ligne: 7

Total visites Total visites: 276806  
Record Record 5

Le 09/05/2007 @ 18:50


Webmaster - Infos

Ip: 54.81.131.189

Sites à voir

Catho
° Le forum des profs de religion
° Le site de l'Eglise Catholique belge
° Le site des profs de religion
Catho-Belgique
° Acolytes-servants d'autel
° Jeunes cathos
° Jeunes cathos
° Le diocèse de Tournai
° Le site de l'Eglise Catholique belge
Paroisses
° Ghlin
Prière et musique
° Apostolat de la prière
° Radio chrétienne francophone
Prières et textes
° Chants religieux
° Le monde de la Bible
° Prier, prier, prier, ...
Sites généralistes
° Encyclopédie WIKI
° Liens utiles

Nos partenaires
Formation - Célébrer

A partir du numéro 316, vous trouverez quelques éléments  sur la révision de vie au quotidien. Cette article est de Jean-Baptiste Testemale s.j. D’après un article extrait de la revue Célébrer, n°310, février 2002, p 20-24

 Réflexions sur la relecture de notre vie soit en fin de journée ou avant toute réconciliation.

 

Premier temps : l’action de grâces

Comment ? Il s’agit d’un dossier sur le péché et l’on nous invite à l’action de grâces ? Est-ce opportun ? C’est même nécessaire ! En effet, se reconnaître pécheur c’est confesser que l’on s’est dérobé à Dieu, au don qu’il nous fait de sa présence, de sa parole, de son action. Il est donc indispensable de confesser d’abord le don de Dieu. Avant de me demander ce que je n’ai pas fait pour Dieu, il convient que je me demande ce qu’il a fait, lui, pour moi (et pour d’autres). C’est la première des politesses envers quelqu’un qui est toujours le premier à nous aimer (voir Jean 4, 19). Cela suppose que l’on admette, dans la foi, une réalité invisible : Dieu ne cesse d’être présent et agissant dans le monde, dans le cœur de tous les hommes. Le Père ne cesse de poursuivre son immense dessein : amener tous les hommes à vivre en communion avec lui et entre eux (voir Éphésiens 1, 10). Le Fils ne cesse d’être l’ouvrier de ce dessein (comme dans Jean 5, 17) en nous communiquant son Esprit (voir Corinthiens 12, 4-11). Mais Dieu demeure un Dieu qui se

cache (Isaïe 45, 15). Pour voir sa trace il ne faut pas rester à la surface des choses et des gens ; il faut descendre dans leur profondeur, là où se cache le réel, celui dont parlait Karl Rahner : « Le réel a un centre et ce centre est un cœur. »

Or, la relecture se situe normalement à la fin d’une journée (1). Il est donc indispensable qu’elle commence par une mise au calme. Ma tête bourdonne des mille pensées qui l’ont occupée ; ma sensibilité frissonne encore de ce qui l’a émue. Je vais laisser s’apaiser ce mouvement, de la manière dont j’ai expérimenté l’efficacité : telle position de mon corps, écoute d’une musique, yeux clos… Puis, je me rends présent à Dieu qui ne cesse d’être présent à moi. Je me passe alors le film des événements qui ont tissé ma journée depuis mon lever jusqu’à maintenant : travaux, détentes, conversations, rencontres, lectures. Je peux aussi dérouler le film à l’envers, de maintenant à mon coucher. Je peux même, sans ordre établi, laisser remonter à ma mémoire les événements de la journée qui m’ont le plus « affecté », touché d’une manière positive ou négative. Et je m’interroge : comment, en toute cette vie, la sainte Trinité a-t-elle été présente et agissante ?

Elle a pu agir en moi, à l’insu des autres, en m’accordant une grâce repérable de lumière, de force, de paix,

Une relecture, autre nom de l’évaluation laïque de la vie est donc féconde. Il y a lieu de penser qu’une relecture chrétienne de la vie ne le sera pas moins. aussi bien au milieu de mes activités que pendant un temps de prière. Sa bonté a pu m’atteindre par la médiation d’autres personnes qui m’ont témoigné confiance, compréhension, amitié, indulgence et ainsi m’ont aidé à vivre. Le comportement évangélique d’un collègue de travail m’a impressionné. J’ai été critiqué pour ma conduite et ainsi amené à une salutaire remise en question de moi-même.

Je peux encore reconnaître l’action de Dieu en d’autres personnes très éloignées de moi dans l’espace (et même dans le temps) et dont les agissements me sont connus par les seuls médias. J’ai la conviction que chaque fois qu’un homme ou une femme agit en faveur de la vie et de la vie en communion il obéit, qu’il le sache ou non, à l’influence de l’Esprit Saint qui est Dieu - communion. C’est de cette merveille cachée que je rends grâces. Je m’habitue ainsi à « trouver Dieu en toutes choses », je renforce l’unité entre ma foi et ma vie la plus ordinaire, j’y puise force et dynamisme pour mon agir personnel..

Jean-Baptiste Testemale s.j.D’après un article extrait de la revue Célébrer, n°310, février 2002, p 20-24





 

Second temps : le temps du pardon

Moi, aujourd’hui, je n’ai pas toujours été présent à Dieu. Il m’est arrivé de le traiter avec désinvolture en ne lui accordant ni le moindre temps de prière ni la moindre attention. Je n’ai pas non plus été présent aux autres. Je ne leur ai pas manifesté la charité du Christ par ma bonté, mon souci de justice, de partage. Me voici donc confronté au péché, à mon péché.

Une remarque préalable s’impose: le péché n’est rien d’autre qu’un refus d’amour conscient, libre et volontaire ; refus d’être aimé par Dieu ou par un autre, refus d’aimer Dieu ou un autre.

La démarche où m’engage le péché est une suite de confessions au sens premier de déclaration, affirmation. Avec une lucidité sans complaisance je reconnais que j’ai été capable de cette injustice, de cette méchanceté, de ce mépris de l’autre. Je fais partie de la caravane humaine. Je ne suis pas pire que les autres, mais pas meilleur non plus. Le péché est une réalité universelle (voir Romains 3) ; j’y participe. Il est une réalité intérieure à tout être humain ; j’en fais l’expérience. En moi aussi cohabitent la loi de l’Esprit et la loi du péché qui m’entraîne à faire le mal que je ne voudrais pas (voir Romains 7).

Je confesse que ma vérité est d’être capable de bien et de mal, d’amour et de non-amour, que je ne suis tout puissant ni pour le bien ni pour le mal, que ma liberté est seulement humaine. Je comprends que je ne dois pas m’épuiser à me vouloir trop pur. Je m’accepte moi-même « imparfait »

Comment ai-je été amené à commettre ce manque d’amour ? Par quel désir ? Par quel événement ? Quand ai-je dévié du chemin de grâce où je marchais ? Par quelle ruse de l’Ennemi ai-je été trompé, une fois de plus ? Je repère ainsi les mouvements qui se produisent en moi et leur jeu occasionnel ou habituel.

Pauvre d’amour, je ne me dépite pas. Le dépit est une réaction de l’amour-propre déçu de voir brisé son rêve de perfection. Or je consens à être imparfait. Je ne me décourage pas, car je consens à n’être pas saint une fois pour toutes, et je sais que Dieu est patient avec moi parce qu’il a confiance en moi, à la force de son Esprit en moi. Je ne me méprise pas, comme si j’étais tout mauvais. Je ne me hais point, si ignoble que soit mon péché, car je sais que « Dieu n’a de haine pour aucune de ses créatures » et qu’il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. Je ne reste pas replié sur un remords qui ne conduit qu’à une tristesse paralysante.

 






Je vais vers Jésus. Il est lucide ; il sait ce qu’il y a dans le cœur des hommes (Jean 2, 25). Il ne me condamne pas. Il ne m’enferme ni dans mon passé ni dans mon péché. Comme à la femme adultère, il m’ouvre un avenir. Il me dit : « Va, et désormais ne pèche plus » (Jean 8, 11), tu peux ne plus pécher.

 Je confesse qu’il me pardonne, à sa manière à lui. Pour moi, pardonner à quelqu’un le mal qu’il m’a fait c’est passer du ressentiment envers ce quelqu’un, de la rancune, la colère, la haine peut-être, à des sentiments de bienveillance, de bonté. Dieu, lui, quand il pardonne, ne change pas de sentiments. Quoi que j’aie fait, si grand soit mon refus d’amour, il ne cesse jamais de m’aimer. Son amour est de toujours à toujours, parce que, depuis toujours il est totalement gratuit. Il ne m’aime pas pour mes qualités, pour mes vertus. Il m’aime simplement parce qu’il n’est qu’amour et que je suis moi. Pardonner, pour lui, c’est donner son amour à la perfection, sans trêve, sans retour.

 Je confesse que mon premier lien avec Jésus est mon péché, non pas ce que j’ai fait pour lui, mes sacrifices, ma fidélité, mes engagements, mais mon péché. Je confesse que la première chose que j’ai à faire, parce que c’est celle qu’il attend de moi, est de me laisser laver par lui. Ce qui me donne d’avoir part avec lui (comme il l’a dit à Pierre), c’est de lui permettre d’être toujours d’abord mon Sauveur, celui qui enlève mon péché avec celui du monde (voir Jean 13, 6-9) . Avec l’Église, le samedi saint, je confesse que le péché est une « heureuse faute », une chance (si douloureux qu’il soit de ne pas aimer l’Autre et les autres comme ils l’attendent et comme on le voudrait tant soi-même) parce qu’il me permet de goûter cette merveille incompréhensible aux hommes : être aimé, tel qu’on est, d’un amour totalement gratuit.

Je confesse enfin que Jésus comble ma pauvreté. Il me communique son Esprit, le Souffle qu’il a eu en lui pour aimer son Père et ses frères ; il me rend ainsi capable d’aimer mieux, moi aussi, mon Père et mes frères. Il me donne accès à la première Béatitude. Je suis un pauvre heureux. Confessant que je suis pauvre d’amour, j’offre à Dieu un espace où il peut venir à moi, agir dans mon histoire, y déployer toute la richesse de son être qui est communion.

Je comprends mieux la formule de l’acte de contrition : « de ne plus vous offenser et de faire pénitence. » Personne, après s’être confessé, n’a définitivement évité de retomber. Ce que Dieu attend de moi c’est que je fasse tout mon possible pour ne pas pécher à l’avenir. Mais le fruit à retirer du sacrement de réconciliation et de toute demande de pardon n’est pas d’être impeccable ; il est essentiellement de confesser l’amour incessant et gratuit de Dieu pour le pauvre d’amour que je confesse être. Cette confession de foi est essentielle et toujours première. Mais la foi doit devenir « active par la charité » (Galates 5, 6). Cette charité, reçue gratuitement, il revient à ma liberté, habitée par l’Esprit Saint, de l’exprimer dans mes actes.


 

 Jean-Baptiste Testemale s.j.D’après un article extrait de la revue Célébrer, n°310, février 2002,




 

Troisième temps : regard sur demain

Que vais-je faire demain ? Que me dit mon agenda ? Je ne choisirai pas certaines de mes activités : elles me sont imposées par ma profession, ma vie en famille ou en communauté, mes engagements. Je ne choisirai pas certaines personnes : je vis ou je travaille avec elles. La première chose que j’ai à faire est de consentir à la réalité des personnes et des choses. Facile ou difficile, c’est dans cette réalité que j’aurai à vivre, confiant dans le Père et en communion avec les autres, comme Jésus l’a fait, avec lui et grâce à lui. Je pourrai choisir des activités, une détente, un loisir ;

 

je pourrai choisir de rencontrer telle ou telle personne, de passer du temps avec elle : il y aura de l’imprévu dans ma journée, petit ou grand. Par définition, je ne l’aurai pas choisi. Il dépend de moi de l’accepter. Il sera peut-être pour moi le choc de l’avenir, le signe d’un chemin nouveau où j’ai à m’engager.

Je peux tirer profit de mes expériences passées, des rencontres de Dieu, même modestes, que j’ai déjà faites, dans ma prière et dans ma vie, de ce que Dieu m’a appris. Fort de ces grâces déjà reçues, confiant que Dieu m’en donnera d’autres, je me découvre prêt « à un nouveau départ, dans une lumière nouvelle, pour une reprise de ma responsabilité à neuf, grâce à une correction de trajectoire, un changement de parcours, l’abandon d’un chemin sans issue » (2).

Le sens de mon action

Il dépend de moi de donner un sens à tout ce que je ferai, imposé ou choisi. Le sens, c’est à la fois la signification et la direction. Dieu n’a pas décidé à l’avance que j’agirai comme ceci ou comme cela. C’est moi qui le déciderai. Lui voudra ce que je voudrai et le fera avec moi. Je suis le collaborateur de Dieu (1 Corinthiens 3, 9 ), le serviteur du Christ (1 Corinthiens 4, 1). Je suis, pour ma part, membre de son Corps qui est l’Église (1 Corinthiens 12, 27). Par tout ce que je ferai, demain, je permettrai au Christ d’exprimer son service du Père et de ses frères. Je serai, par tout mon être, une nuance unique, irremplaçable, de son amour pour l’humanité. Je le serai dans la réalité concrète, modeste de chacun de mes comportements sans cesse inspiré et soutenu par l’Esprit Saint.

Il y a une tension entre l’action immense, universelle du Christ dans le monde et mon action limitée par l’espace où elle se déroule et par mes capacités. Cette tension je la vis au quotidien. Elle est ma participation « au mystère de l’Incarnation où Celui qui est toujours plus grand s’enfonce dans notre quotidien mesquin et étroit » (3).

« Être aux dimensions du plus vaste mais se tenir au plus étroit, c’est chose divine. » (Un jésuite anonyme du 17e siècle)

 

Jean-Baptiste Testemale s.j.

D’après un article extrait de la revue Célébrer, n°310, février 2002, p 20-24

 

 


 






Date de création : 18/01/2013 @ 14:59
Dernière modification : 04/02/2013 @ 16:03
Catégorie : Formation
Page lue 1610 fois


Prévisualiser la page Prévisualiser la page     Imprimer la page Imprimer la page

 

  Site créé avec GuppY v4.5.19 © 2004-2005 - Licence Libre CeCILL

Document généré en 0.05 seconde

Skins Papinou © 2007 - Licence Creative Commons